EXECUTIVE SUMMARY

Climate migration is an essential component of the renewed socio-environmental interactions of the 21st century. During the last three decades, the debate on climate migration has been structured around alarmist numbers of climate-related displaced people and skepticism regarding the existence of climate-induced displacement.

Though there exist several working definitions adopted by international organizations such as the International Organization for Migration (IOM), there is no single definition that is officially recognized. Terminology carries a strong political connotation; while the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) and the international community may not accept using the word refugee in the context of climate-induced migration due to fear of endangering the status of currently recognized refugees, the distinction between climate and environment raises the question of responsibility. For our research we chose the term climate migrant or climate change migrant, which both recognizes human action in bringing about factors that necessitate displacement and acknowledges the agency or self-determination of societies that had been previously framed as vulnerable entities in need of charity.

The demands of identifying and recognizing climate migration are related to the complexity of the phenomenon and the difficulty of isolating environmental factors from other causes of displacement.

Despite the multiple actions and propositions to address the challenge, we identified three overlapping spheres of governance — national, regional and global — and several overlapping institutions. Considering the fragmentation of competencies and the gaps in international legislation, the protection of climate migrants currently cannot be assured.

As contemporary predictions warn that most climate-induced displacement will be internal, cities have an essential role in addressing the challenge of climate migration: increasing local populations’ resilience, urban planning, innovative solutions, the inclusion of migration in the climate change–development nexus, are all essential steps in achieving the SDG 11.

 


RÉSUMÉ

Les migrations climatiques figurent parmi les éléments essentiels du renouvellement des interactions socio-environnementales du XXIème siècle. Au cours des trois dernières décennies, le débat sur les migrations climatiques s’est structuré autour du nombre alarmant des déplacés climatiques, mais aussi autour d’un certain scepticisme sur les déplacements causés par le climat.

Bien qu’il existe quelques définitions élémentaires émanant de certaines organisations internationales à l’instar de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), aucune d’elles ne fait l’objet d’une reconnaissance unanime. Les termes utilisés pour les décrire sont trop fortement teintés d’une connotation politique. Alors que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) semble réticent à l’emploi du terme « réfugié » pour qualifier les migrations climatiques, peut-être par crainte d’une ambiguïté avec le statut de réfugié tel qu’il existe aujourd’hui, la distinction entre climat et environnement met en évidence la question de la responsabilité. Dans le cadre de notre recherche, nous avons choisi le terme de « migrant climatique » ou de « migrant du changement climatique », en ce que les deux expressions n’occultent pas la dimension humaine des facteurs de ces déplacements tout en reconnaissant l’auto-détermination de sociétés précédemment caractérisées comme vulnérables en demande de soutien.

Les difficultés d’identification et de reconnaissance des migrations climatiques prennent leurs racines dans le caractère complexe du phénomène et dans la difficulté d’isoler les facteurs environnementaux des autres causes de déplacements.

Malgré les multiples actions et propositions visant à relever ce défi, nous avons identifié trois niveaux de gouvernance imbriqués : les échelles nationale, régionale, mondiale, mais également le chevauchement de plusieurs institutions. Compte tenu de la fragmentation des compétences et du vide juridique international, la protection des migrants climatiques n’est actuellement pas assurée.

Les études contemporaines alertent sur le rôle essentiel qu’ont à jouer les villes pour répondre au défi des migrations climatiques, dans la mesure où la majorité des déplacements liés au climat sont des déplacements internes. Ainsi, augmenter la résilience des populations locales, favoriser un aménagement urbain soutenable et intégré, via des solutions innovantes, intégrer la migration au réchauffement climatique et le lien avec le développement des villes de demain seront des étapes essentielles vers la réussite de l’Objectif de Développement Durable 11 (ODD).

Find the full version of the Climate Migrations research team’s first report here: The age of climate migration: Political perspectives

Coordinator: Ramona Bloj
Researchers: Racela Therese Abundo, Regina Diaz, Thibault Fournol, Hafid Ait Sidi Hammou &  Tamsyn Lonsdale-Smith

Featured photo from: https://www.flickr.com/photos/chuberphoto/35492672535/