EXECUTIVE SUMMARY

Internal displacement is the demographic process of forced migration without the crossing of national borders (OCHA, 1999). In Colombia internal displacement is largely the result of the nation’s protracted armed conflict, which has primarily forced rural populations to flee to cities in search of safety and assistance. The predominant pattern of urban resettlement has produced serious demographic and humanitarian pressures on Colombia’s capital, Bogotá, which has experienced rapid informal urbanization in the city’s periphery with little to no urban development planning. The city’s outskirts are characterized by widespread poverty, limited access to public services and precarious housing and sanitation conditions, which undermine underlying determinants of health. Forced relocation to informal urban settlements causes internally displaced people (IDP) to contend for public resources with Bogotá’s host population, increasing their vulnerability to social stigmatization and further deteriorating their psychosocial and physical health. Providing access to health care for IDPs is of paramount importance within cities, as the circumstances of their displacement and living conditions increase their vulnerability to communicable and non-communicable diseases, violence and abuse. Ill health amongst IDPs can not only pose threats to public health for the city as a whole but, more importantly, generates adverse social and economic consequences for the individual, aggravating social inequalities. Improving IDPs’ access to quality health care is thus a crucial step towards Bogotá’s sustainable urban development, which is equitable and inclusive amongst all members in society. This brief provides an overview of the health situation experienced by IDPs in Bogotá and offers recommendations to inform municipal and national policies to improve health care access for IDPs. In many ways, these issues expand beyond the context of Bogotá and are applicable to other conflict-ridden countries burdened by internal displacement to urban centres.


RÉSUMÉ

Le déplacement interne désigne un processus de migration forcée sans franchissement des frontières nationales. Les déplacements internes en Colombie résultent de l’interminable conflit armé que connaît le pays depuis des années, et qui a très tôt forcé les populations rurales à fuir les campagnes pour chercher asile et refuge dans les villes du pays. Le modèle prédominant de relocalisation des populations dans les espaces urbains a généré des pressions démographiques et humanitaires préoccupantes sur la capitale colombienne. Bogota a ainsi vu une croissance rapide de l’urbanisation informelle sur ses marges, dans le cadre d’une planification urbaine quasi inexistante. Les périphéries de la capitale se caractérisent aujourd’hui par une pauvreté endémique, un accès limité aux services publics et des conditions sanitaires et de logement extrêmement précaires, autant d’éléments qui minent les facteurs déterminants de la santé. Le déplacement forcé des populations, contraintes de vivre dans les secteurs d’habitat informel de la ville, génère une concurrence entre déplacés et population hôte de Bogota, obligés de se disputer un accès aux services publics déjà limité. Cette concurrence des publics accroît ainsi leur vulnérabilité à toutes formes de stigmatisations sociales et de détérioration de leur santé à la fois physique et psychologique. Assurer l’accès aux soins pour les déplacés revêt une importance capitale dans les villes, car les modalités de leur déplacement et les conditions de vie qui sont les leurs dans la ville d’arrivée renforcent l’exposition de ces populations aux maladies infectieuses et non-transmissibles, et à la violence. La mauvaise santé des déplacés ne menace pas uniquement la santé publique de la ville dans sa globalité, mais, plus important encore, cela génère des conséquences sociales et économiques négatives pour les individus, tout en accentuant les inégalités sociospatiales. Ainsi, améliorer l’accès des populations déplacées à des soins de qualité est une étape cruciale dans la mise en œuvre d’un développement urbain soutenable, équitable et inclusif. Ce policy brief propose un état des lieux et une analyse de la situation sanitaire des déplacés à Bogota, et formule des recommandations politiques à destination des décideurs municipaux et nationaux, dans l’optique d’améliorer l’accès aux soins pour les populations déplacées. Par bien des aspects, ces problématiques dépassent largement le contexte de Bogota et peuvent en réalité être appliquées à bien d’autres pays touchés par le conflit et les déplacements internes de populations vers les centres urbains.

Find the full version of the Inclusivity Lab’s second report here: Internally displaced people and their access to health care in the metropolis: The case of Bogotá

Coordinator: Giorgia Davidovic

Researchers: Simren Herm-Singh & Luke Stuttgen

Featured photo by: Chris Jones